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Les huiles d'olive

Introduction

Cinq millénaires de culture

Des huiles pour tous les goûts

Les étapes de production

Des olives et des huiles

Conseils pour mieux déguster

Comment acheter une huile de qualité

Trente-neuf AOP et une IGP

Mieux lire l'étiquette

Atouts nutritionnels

Son utilisation en cuisine

Reflexes pour la conserver

Glossaire



Feuillet interactif

Découvrez les huiles d'olives extra vierges grâce à cette impression numérique dans laquelle vous pouvez tourner les pages avec la souris.

Amusez-vous bien!

Conseils pour mieux déguster

À l’écoute de l’olive

Déguster une huile d’olive demande, comme pour le vin, une concentration, une disponibilité intérieure afin d’en percevoir les arômes les plus subtils. Les dégustateurs professionnels ne se parfument pas avec des eaux de toilette ou un savon odorant qui pourrait interférer avec la perception des saveurs ; au moins une heure avant la dégustation, ils évitent de fumer, manger, prendre un café ou mâcher du chewing-gum.

Le mode opératoire est simple : versez une cuiller à café d’huile dans un petit verre. Réchauffez le contenant dans la paume de vos mains afin de libérer les composés aromatiques volatils de l’huile.

En ce qui concerne l’odorat et le goût, la méthode est similaire à celle du vin. Humez, tentez de percevoir toutes les effluves et sensations, agréables ou non. Prenez en bouche en avalant de l’air, afin de vaporiser des gouttelettes d’huile dans votre cavité buccale et de mieux percevoir les composés volatils grâce à vos récepteurs olfactifs, bien supérieurs à ceux du goût. Respirez par la bouche en pressant la langue contre le palais, n’hésitez pas à faire du bruit !

Ensuite, gardez en bouche, bougez lentement la langue contre le palais, d’arrière en avant, afin de bien répartir l’huile dans les différentes zones gustatives. La sensibilité à l’amer, au sucré, au salé et à l’acide ne sont pas localisées dans les mêmes zones de la langue.

À vous de noter...

Cette huile est-elle fruitée légère ou forte ? Douce ou amère ? Piquante ? Lui trouvez-vous des notes végétales ou d’autres sensations telles artichaut, amande, noix... ? L’huile vous semble-t-elle issue d’olives jeunes (au goût herbacé) ou mûres ?
Prenez le temps de mémoriser, de noter vos sensations.
Avec lenteur, répétez plusieurs fois ces respirations. Recrachez l’huile. Continuez à bouger la langue contre le palais afin d’évaluer sa persistance gustative, sa longueur en bouche (la caudalie des oenophiles). Aimez-vous cette huile ? Quel plat accompagnerait-elle ? Imaginez des accords à la manière des associations entre mets et vins.
Ensuite, lisez le détail des étiquettes et comparez avec votre ressenti. L’huile vient-elle d’une seule variété d’olives ? D’une certaine région ? Entre chaque échantillon, mangez un peu de pain. Les huiles les plus fortes sont à déguster de préférence en dernier.

Pour vous aider à distinguer les sensations, les caractéristiques organoleptiques se regroupent en trois rubriques :

Le goût :

l’amertume est le seul goût possible (une huile d’olive n’est jamais sucrée, salée ni acide).

Les arômes :

la dégustation en détermine l’intensité (le fruité), la catégorie (fruité vert, mûr, noir...) et la description par analogie (réminiscences de pomme, d’herbe coupée…).

Les sensations tactiles :

l’ardence (ou le piquant) et les différences d’onctuosité.

Pour organiser une dégustation dans les règles et aboutir à un jugement objectif, la Communauté Européenne fixe les étapes d’une dégustation standard dans sa régulation EEC N°640/2008 disponible sur l’Internet. Cette désignation des qualités et des défauts est fondamentale puisqu’elle conditionne la classification de l’huile vierge en « extra ».

Consommer avec moderation