Atouts nutritionnels de l’huile d’olive
LE SECRET DU RÉGIME MÉDITERRANÉEN
Parmi les différentes populations du globe, il est aujourd’hui reconnu
que les habitants du pourtour méditerranéen vivent généralement plus
vieux et en meilleure santé que dans le reste du monde. En effet, ces
derniers souffrent généralement moins de pathologies
cardiovasculaires et bénéficient d’un risque plus faible
de certains cancers, ou encore de certaines maladies
liées à l’âge comme la maladie d’Alzheimer.
Les chercheurs se sont penchés sur les raisons de cette
résistance exceptionnelle et ont identifié, en premier
lieu, les facteurs alimentaires, au premier rang desquels
se situe la consommation d’huile d’olive.
UN PROFIL LIPIDIQUE ÉQUILIBRANT
La première caractéristique de l’huile d’olive, c’est son profil lipidique
particulièrement riche en acides gras mono-insaturés, et
notamment en acide oléique, le chef de file des oméga 9. Ces
acides gras contribue à la diminution du risque cardio-vasculaire en
régulant la cholestérolémie et l’hypertension artérielle.
Selon les recommandations nutritionnelles officielles, les acides
gras mono-insaturés devraient constituer environ 60% de nos
apports lipidiques, soit environ 20% de notre apport énergétique
total (AET). Or les enquêtes de consommation montrent que cette
classe d’acide gras ne représente que 10 à 13% de notre AET.
Nos habitudes alimentaires modernes ont complètement déséquilibré
nos apports lipidiques : nous consommons trop d’acides
gras saturés, dans la majorité des produits manufacturés (graisse
de palme…), et pas assez d’acides gras mono-insaturés, que nous
retrouvons par exemple dans la volaille ou les végétaux. L’huile
d’olive semble donc toute indiquée pour le rééquilibrage des apports
en acides gras.
De plus, contrairement à certaines huiles riches en acides gras polyinsaturés,
l’huile d’olive est particulièrement résistante à la chaleur, ce qui
permet de l’utiliser pour la cuisson et même pour la friture, sans risquer
de dénaturer ses propriétés nutritionnelles.
DES COMPOSÉS MINEURS À EFFET MAJEUR
L’huile d’olive extra vierge contient également certains composés mineurs
qui contribuent grandement à son intérêt nutritionnel : de la vitamine
E et des composés phénoliques.
La vitamine E est une vitamine antioxydante lipophile qui protège les
membranes de toutes les cellules de l’organisme contre l’oxydation. Elle
est particulièrement importante dans la lutte contre les processus dégénératifs
liés au vieillissement de l’organisme.
L’huile d’olive extra vierge contient également des composés phénoliques,
des substances antioxydantes qui amélioreraient de nombreux
paramètres physiologiques tels que la fonction d’agrégation plaquettaire,
l’inflammation, les dommages oxydatifs ou encore les défenses
antimicrobiennes.
UNE HUILE PROTECTRICE
L’huile d’olive a fait l‘objet de nombreuses études cliniques et encore
aujourd’hui les scientifiques continuent de prouver ses bienfaits
dans de nombreux domaines.
MOINS DE FACTEURS DE RISQUE CARDIOVASCULAIRE
L’huile d’olive s’est d’abord fait remarquer pour son effet protecteur
sur le système cardiovasculaire grâce à ses effets régulateurs
sur le cholestérol, sur le stress oxydatif et sur la fonction endothéliale,
des paramètres fortement impliqués dans le développement
des pathologies cardiovasculaires.
Depuis de nombreuses années, nous savons que la consommation
d’huile d’olive permet de réduire les taux sanguins de cholestérol
total et de LDL-cholestérol, le « mauvais » cholestérol, incriminé
dans la formation de la plaque d’athérome.
Certaines études cliniques ont notamment montré une baisse significative
du LDL-cholestérol après seulement une semaine de
consommation d’huile d’olive.
MOINS DE PATHOLOGIES DÉGÉNÉRATIVES LIÉES À L’ÂGE
Si l’huile d’olive protège le système cardiovasculaire, ses bienfaits
ne s’arrêtent pas là, puisque les études épidémiologiques indiquent
que les peuples méditerranéens, qui sont de grands consommateurs
d’huile d’olive, sont moins sujets à certains cancers (sein, colon
et prostate) que les populations des pays d’Europe du nord.
La consommation d’huile d’olive permettrait donc de vivre plus longtemps
mais également dans de meilleures conditions puisqu’une équipe
de chercheurs français vient de démontrer que les grands consommateurs
d’huile d’olive souffraient moins de déficits cognitifs liés à l’âge
que les petits consommateurs.
Un effet protecteur contre la maladie d’Alzheimer a également été suggéré.
Enfin, pour profiter pleinement des bienfaits de l’huile d’olive, le
plus tôt s’avère être le mieux, les études montrent en effet que les
effets positifs de la consommation d’huile d’olive se ressentent dès
la puberté, et ce tout au long de la vie.
Docteur Christian Recchia
Secrétaire général du Comité Alimentation Santé à l’Institut du Coeur*
* présidé par le Professeur Christian Cabrol
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