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Chiffres clés et données économiques

L’année 2008 a été marquée par une crise financière qui a touché les principales économies mondiales et a causé le ralentissement de la consommation mondiale avec des répercussions significatives dans le commerce international. Selon les informations fournies par l’OIV - Organisation Internationale de la vigne et du Vin - le commerce international s’est contracté de 89,9 à 81,1 millions d’hectolitres.

Les exportations de vin italien ne sont pas indemnes face à un tel phénomène, même si la position de l’Italie, dans le panorama international, en sort renforcée : les chiffres en valeur enregistrent une croissance de 1,7% et une diminution en volume de – 7,4%. Le fléchissement des livraisons touche principalement les vins en vrac.

Le meilleur positionnement de l’offre italienne est confirmé par la valeur moyenne unitaire - VMU -des vins exportés qui enregistre une augmentation de 8,9%, en mettant en exergue la qualité croissante des vins exportés.

La valeur absolue dépasse pour la première fois 3,6 milliards d’euros malgré la conjoncture particulièrement défavorable.

Les variations en valeur de la période 2007/2008 mettent en évidence une majorité de valeurs positives, notamment dans les pays émergents. La zone Amérique du Nord apparaît la plus touchée en valeur avec une diminution de -2,4%; l’Union européenne est la zone la plus impactée par la réduction des quantités qui passent de 13,7 à 12,2 millions d’hectolitres, soit –10,8%, ou en d’autres termes une baisse de 1,4 millions d’hectolitres. Plus contenue est la réduction de l’Amérique du Nord avec –1,8%.

Des éléments positifs arrivent des nouveaux marchés pour le vin italien, avec des croissances significatives qui permettent d’amortir le ralentissement des marchés américains et européens.

L’Italie tire son épingle du jeu au Moyen-Orient avec + 76,% en valeur, suivi par les Pays d’Europe de l’Est +13,3%; l’Océanie +8,7% et l’Asie 3,9%.

Ces dernières années, les exportations italiennes de vin se sont rééquilibrées en développant et en consolidant sur les marchés de référence.

L’année 2008 est marquée par une réorientation nette des exportations italiennes vers les marchés émergents, s’inscrivant dans les tendances de la demande globale des marchés.

Parmi les marchés les plus importants, on enregistre un maintien des valeurs avec une légère tendance à la hausse. Le seul marché en contraction est celui des USA qui passe de 829 à 800 millions d’euros.

L’offre italienne dans le secteur du vin, caractérisée par la présence de cépages autochtones, réussit à s’octroyer un espace croissant dans le processus de globalisation de la consommation en consolidant une approche fortement liée aux terroirs, ainsi qu'à la multiplicité et à la richesse des produits.

C’est un modèle de présence globale fondé sur la diversité par rapport à l’homogénéité des produits. Le modèle italien s’inscrit dans cette optique.

L'export des Régions

La contraction des flux à l’export a influencé de manière significative le développement des exportations des diverses régions italiennes qui rencontrent des difficultés croissantes pour exporter leurs produits sur les marchés internationaux.

L’évolution est satisfaisante pour les régions suivantes : la Campanie +19%, la Calabre +16%, la Sardaigne +14%, les Marches +11%; suivies par le Piémont +8%, la Lombardie +4%, l’Emilie Romagne +2,6% et la Vénétie +1,6%.

Conclusions

2008 marque une année globalement positive pour le vin italien. La première partie de l’année s’est caractérisée par une certaine vivacité de la demande; mais ensuite, elle a été affectée par la récession du marché des USA et enfin, par un ralentissement généralisé de la consommation qui persiste encore.

La répercussion des effets de la conjoncture négative dans l’ensemble des économies laisse entrevoir une année 2009 difficile. Les prévisions tendent vers une nouvelle baisse ultérieure des livraisons de vins, surtout pour les produits avec une faible identité liée au terroir et d’un niveau qualitatif moyen/bas.

Le ralentissement de la demande sera moins évident dans les économies riches en matières premières qui vont contribuer à compenser les baisses des marchés les plus importants.

Toutefois, les signes positifs ne manquent pas, comme par exemple, la croissance des vins effervescents italiens, une diversification géographique croissante des flux d’exportation des régions traditionnellement peu exportatrices, qui timidement, parviennent à mieux se positionner sur les marchés internationaux.

Une vision dynamique qui projette dans le futur quotidien l’entrepreneurialité italienne, qui lie le savoir-faire à la flexibilité des marchés, dans un binôme qui devient un avantage compétitif sur la scène internationale, garantissant aux producteurs, une place croissante sur les marchés internationaux et une plus grande résistance, même dans des périodes difficiles.

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